Immobilier · Réforme 2025

Ce que la revente coûte vraiment en LMNP

Pendant la détention, l'amortissement efface l'impôt sur les loyers. Depuis la loi de finances 2025, il refait surface le jour de la vente : les amortissements déduits viennent réduire votre prix d'acquisition, donc gonfler la plus-value imposable. Sauf pour certaines résidences. Cet outil déroule le calcul ligne par ligne.

1. Le bien

Amortissements réintégrés

Amortissements non repris

Bien concerné par la réintégration des amortissements.

2. L'acquisition

3. La détention et les amortissements

4. La revente

Diagnostics, mainlevée d'hypothèque, commission d'agence si elle est à votre charge : ces frais viennent en déduction du prix de cession. Le forfait de 15 % pour travaux suppose une détention de plus de 5 ans, et son application en meublé au réel, quand les travaux ont déjà été amortis, se valide avec votre notaire. Simulation pédagogique, hors cas particuliers (démembrement, détention en société, non-résidents, exonérations spécifiques).

Impôt total à la revente

Plus-value brute imposable
Amortissements réintégrés
Impôt sur le revenu (19 %)
Prélèvements sociaux (17,2 %)
Surtaxe plus-values élevées
Le même bien loué nu paierait
Surcoût dû à la réintégration
Encaissé après impôt

Hypothèse de calcul, à confirmer avec votre expert-comptable et votre notaire.

Le même bien, revendu en nu ou en meublé

Location nue

Aucun amortissement à reprendre

Plus-value brute
Encaissé après impôt

Meublé au réel (LMNP)

Amortissements réintégrés

Plus-value brute
Encaissé après impôt

L'écart

Ce que coûte la réintégration

Plus-value en plus
Sur ce que vous encaissez

Comparaison à la seule revente, prix et durée identiques. Elle ne dit pas que le nu est plus avantageux : pendant toute la détention, le meublé au réel a payé beaucoup moins d'impôt sur les loyers grâce à ce même amortissement. L'arbitrage se fait sur l'ensemble de l'opération, loyers et revente réunis.

Le calcul, ligne par ligne

Prix de revente
Frais à votre charge à la vente
Prix de cession retenu
Prix d'achat
Frais d'acquisition
Travaux
Prix d'acquisition majoré
Amortissements réintégrés (réforme 2025)
Prix d'acquisition corrigé
Plus-value brute
Abattement impôt sur le revenu
Base imposable à l'impôt sur le revenu
Abattement prélèvements sociaux
Base imposable aux prélèvements sociaux
Impôt sur le revenu (19 %)
Prélèvements sociaux (17,2 %)
Surtaxe sur les plus-values élevées
Impôt total dû

L'impôt selon l'année de revente, nu ou meublé

0 0 an 22 ans 30 ans
Meublé au réel, amortissements réintégrés Location nue, aucun amortissement à reprendre L'écart : le coût de la réintégration

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Ce que la réforme a changé

Jusqu'en février 2025, la location meublée offrait une anomalie rare : on amortissait le bien pour effacer l'impôt sur les loyers, et la plus-value se calculait quand même sur le prix d'achat d'origine, amortissements oubliés. L'article 84 de la loi de finances pour 2025 a fermé cette porte. Pour les cessions intervenues à compter du 15 février 2025, les amortissements admis en déduction viennent minorer le prix d'acquisition, ce qui augmente mécaniquement la plus-value imposable. Y compris les amortissements pratiqués avant 2025.

Les résidences qui échappent à la règle

Le texte prévoit une exception, et c'est là que se joue l'essentiel du conseil. Trois catégories restent hors du champ de la réintégration, leur plus-value continue de se calculer sans reprise des amortissements : la résidence étudiante, la résidence senior et l'EHPAD.

Tout le reste est concerné, et c'est là que les confusions coûtent cher : le meublé de longue durée, bien sûr, mais aussi la résidence de tourisme, la résidence d'affaires et le bail mobilité. Ces trois derniers sont souvent rangés à tort dans la catégorie des résidences services exonérées. Ils ne le sont pas. Beaucoup de vendeurs l'apprennent chez le notaire, le jour de la signature.

Le chiffre à réintégrer n'est pas celui que vous croyez

Le texte vise les amortissements « admis en déduction ». Or en meublé, l'amortissement déductible est plafonné par l'article 39 C du code général des impôts : il ne peut pas créer de déficit. Quand l'opération est financée à crédit, les intérêts absorbent une large part du résultat et une bonne partie de l'amortissement comptable part en report, sans jamais avoir été déduite. Le sort de ces amortissements différés n'est pas encore tranché par la doctrine. Certains cabinets retiennent une lecture prudente et réintègrent l'intégralité du stock pratiqué, pour éviter une mauvaise surprise en cas de contrôle. C'est pour cela que l'outil propose les deux lectures.

Une règle simple pour finir : le montant exact des amortissements déduits ne se devine pas, il se lit sur la liasse fiscale. C'est votre expert-comptable qui le fournit, le notaire ne le recalcule pas. Avant de mettre en vente, ce chiffre se demande, et se vérifie. C'est souvent la différence entre une revente préparée et une revente subie.

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