Achat immobilier

Calculez vos frais de notaire

Les fameux « frais de notaire » sont surtout des taxes. Le calcul reprend les taux en vigueur en 2026, département relevé ou non, et vous montre qui encaisse réellement chaque euro.

Affiner le calcul

Depuis la loi de finances 2025, la quasi-totalité des départements applique le taux relevé. Onze sont restés au taux réduit. Votre notaire confirme le taux de votre département.

Les primo-accédants qui achètent leur résidence principale échappent à la hausse départementale : ils restent à 5,81 % partout.

Cuisine équipée, électroménager, meubles : leur valeur, justifiée et raisonnable, sort de l'assiette taxable. C'est le levier le plus simple pour faire baisser la note.

Au-delà de 100 000 €, le notaire peut consentir jusqu'à 20 % de remise sur ses émoluments. Cela se demande, cela ne se propose pas.

Frais de notaire estimés

Droits de mutation (taxes)
Émoluments du notaire (TTC)
Sécurité immobilière et débours
Soit, du prix du bien
Budget total (bien + frais)

Estimation indicative fondée sur les taux 2026 et le barème national des émoluments. Le montant exact figure sur le décompte de votre notaire, seul document opposable.

Qui encaisse vos frais de notaire

État et collectivités Le notaire Formalités et débours

La TVA sur les émoluments part à l'État, elle n'est pas comptée dans la part du notaire. Sur un achat courant dans l'ancien, le notaire conserve moins de 12 % de ce que vous appelez « les frais de notaire ».

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Pourquoi ces frais, et à quoi servent-ils ?

Contrairement à l'idée reçue, le notaire ne garde qu'une petite partie de ces frais. L'essentiel, ce sont des taxes reversées à l'État et aux collectivités : les droits de mutation à titre onéreux. Viennent ensuite les émoluments du notaire, encadrés par un barème national identique partout en France, puis les débours, c'est-à-dire les frais que le notaire avance pour votre compte auprès des administrations.

Ce qui a changé en 2026

La loi de finances pour 2025 a autorisé chaque département à relever son taux de 0,5 point, dans la limite de 5 %, pour les actes signés entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2028. La grande majorité des départements a suivi. Résultat : les droits de mutation dans l'ancien atteignent aujourd'hui 6,32 % du prix dans la plupart des cas, contre 5,81 % dans les onze départements restés au taux réduit. Sur un bien à 300 000 €, l'écart représente environ 1 500 €.

Les primo-accédants qui achètent leur résidence principale sont exclus de cette hausse : ils conservent le taux de 5,81 % quel que soit leur département.

Et dans le neuf ?

Dans le neuf, ces frais tombent à environ 2 à 3 % du prix, contre 7 à 8 % dans l'ancien, parce que la taxe de publicité foncière y est réduite à 0,715 %. Un écart qui pèse lourd dans un arbitrage d'achat, et qu'il faut mettre en face du prix au mètre carré, généralement plus élevé dans le neuf.

Les deux leviers pour payer moins

Le premier est la déduction du mobilier. La cuisine équipée, l'électroménager et les meubles qui restent dans le bien sortent de l'assiette taxable, à condition d'être listés et valorisés de façon raisonnable dans le compromis. Sur 8 000 € de mobilier justifié, l'économie tourne autour de 600 €.

Le second est la remise sur les émoluments. Au-delà de 100 000 €, le notaire peut consentir jusqu'à 20 % de remise sur la part de ses émoluments excédant ce seuil. Elle n'est jamais automatique : elle se demande, avant la signature.

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